jeudi 24 mai 2012

Chiapas 2012


Après plusieurs mois d’inactivités, c’est enfin le retour dans le feu de l’action. De plus, je retourne à Chiapas où j’ai vécu d’excellents moments il y a exactement un an. Il y a quelque chose différent cette année. Je sens que mon jeu est différent, plus stable, plus convaincant. Le plus important c’est que je suis plus convaincu du rendement que je peux fournir. C’est donc avec fébrilité que je retourne au Mexique.

Je vous épargne les détails de voyagement un peu spéciaux qui peuvent se résumer ainsi : part à 6h, dort dans l’avion, avion retardé à Dallas, la course folle dans l’aéroport de Mexico, manque de temps, les douaniers gardent mon « beef jerkey », on court jusqu’à notre lieu d’embarquement, on nous refuse l’entrée, nuit à l’aéroport, dormir sur le ciment, reprendre un avion très tôt, 3h de bus et enfin Puerto Arista!

C’est lors de la réunion technique que nous avons su qui allait être nos opposants lors de la première partie de ce tournoi double élimination. Le classement s’annonçait pour être peu représentatif étant donné que le Mexique et Cuba n’avait pas encore de points au classement. Nous avions donc la chance d’affronter Cuba qui a été classé 14e. On peut dire que la tâche s’annonçait ardue mais j’étais bien content de me mesurer à des athlètes exceptionnels. Pour ceux qui ne le savent pas, Cuba à des athlètes qui pourraient être dans l’élite mondiale mais le risque que les athlètes décident de déserter sont trop élevé pour qu’ils participent au circuit mondial.

J’étais bien content de constaté que Cuba m’avait choisi comme cible au service pour cet affrontement. Après quelques hésitation de début de partie, j’ai trouvé mon rythme au « sideout » à l’aide de frappe en puissante et de placement sur la diagonale. Je me suis même permis un contre sur défenseur adverse (Étant devenu défenseur, les contres ont une nouvelle saveur!). Malgré une belle lutte, nous devons baisser pavillon 18-21. Lors du deuxième set, j’ai continué à être constant en réception de service et quelques bons services nous ont gardé dans la partie jusqu’à la fin. Malheureusement une erreur en réception de service de Mike à 19-20 à mis fin aux hostilités. Je n’aime pas perdre un match serré mais j’ai senti que le Simon version 2012 me plaisait énormément. Nous avions le reste de la journée pour nous reposer et nous frayer un chemin du côté perdant lors de la deuxième journée de compétition.


Notre deuxième partie nous opposait aux Grenadien (je sous-entends que c’est comme ça qu’on nomme quelqu’un provenant de « Grenada ») à 8h le matin.  Dans une partie sans histoire nous avons remporté le match en 2 sets. Il ne faut rien minimiser et une première victoire internationale comme équipe était le bienvenu. Notre deuxième affrontement de la journée était « St-Lucia » et une victoire nous assurait d’avoir accès aux prix en argent. Voici le résultat de la partie : 18-21,21-15,16-14. Je suis le premier à admettre que je ne considère pas St-Lucie comme une puissance du volley-ball de plage mais j’étais prêt pour cette partie. Je n’ai pas d’autre image que celle-ci : moi transportant Mike sur mon dos vers la victoire! J’ai été très intense et je tentais de garder Mike avec moi. J’ai réalisé plusieurs jeux important autant en défensive qu’au service. Je n’ai pas été parfait et loin de la mais je considère avoir contrôlé la partie avec mes actions positives. Ce genre de partie peut arriver très occasionnellement et j’espère que Mike a tiré la leçon et qu’il va revenir en force. Je me permets d’ouvrir une parenthèse sur les joueurs de St-Lucie et la plupart des équipes des caraïbes.  Ils ont une énergie et une joie de vivre qui est incroyable! Ils trouvent toujours le moyen de s’amuser et de rire peut importe le moment de la journée (leur journée se finit très tard le soir!). C’est très agréable de les côtoyer et j’aimerais bien allé  visiter un de ces pays un jour.

Directement après notre partie, j’ai malheureusement pigé le mauvais papier et je devais me soumettre à mon premier contrôle anti-dopage. Nous avions très peu de temps avant notre prochaine partie et je me devais d’être efficace. J’ai réussi un remplissage parfait du premier coup avec une concentration adéquate. La procédure a été exactement comme toutes les vidéos que j’ai vues et  le médecin parlait presque bien en anglais.

Notre affrontement contre la deuxième équipe du Mexique a très mal commencé. Nous nous sommes inclinés 21-15 mais nous avons été plus convaincants dans la deuxième moitié de ce set. Malheureusement, une collision entre Mike et moi a mis fin au match après quelques points dans le deuxième engagement. Le résultat est le suivant : fracture à un orteil… Je recommande donc à personne d’essayer de me botter et je ne suis pas responsable des blessures!

Malgré tout, nous sommes présentement à Toluca pour notre prochain tournoi NORCECA. Nous avons fait quelques entrainements légers et nous allons tester l’orteil à Mike aujourd’hui en pratiquant de façon plus intense. Je me sens d’attaque pour un autre tournoi et je sens que mes responsabilités vont être accrues lors de cette compétition.

Hasta luego!

Simon

samedi 21 avril 2012

Il faut bien rêver!


Bonjour à tous,

Une autre semaine d’entrainement vient tout juste de se terminer et je peux vous assurer que je vais profiter de mon 2 jours de repos au maximum. Je ne comprends pas toujours comment mon corps et ma tête réussissent à passer au travers de 5 pratiques et de 5 entrainements en musculation en plus de mon travail mais j’imagine que j’en suis rendu la.  Ce qui est le plus motivant, c’est de savoir que je vais commencer la saison en étant prêt à relever tous les défis auxquels je vais faire face.

Le circuit NORCECA nous a encore une fois montré le côté boiteux de son organisation en changeant son calendrier et plus particulièrement l’évènement à Colima au Mexique. Le tournoi prévu au début du mois de mai est maintenant en novembre! Nous avons du changer nos billets d’avion et nous espérons nous faire rembourser les surplus par le circuit NORCECA. C’est très décevant de voir qu’une organisation qui est responsable d’un circuit continental et d’une qualification Olympique se permettent d’administrer comme bon leur semble. Malgré tout, je participe quand même au tournoi de Chiapas et celui de l’état du Mexique.

Ce manque d’organisation jumelé à ma lecture d’un bouquin sur l’histoire des Expos de Montréal m’ont mené à une réflexion que j’aimerais partager. Je suis très conscient qu’un jour ma carrière d’athlète va prendre fin et j’aimerais pouvoir contribuer à améliorer l’organisation de mon sport. C’est alors que j’ai eu cette idée : Pourquoi ne pas fonder une association des joueurs au Québec? Les États-Unis ont commencé quelque chose qui ressemble à ça et tous les sports professionnels en Amérique ont une association qui se bat pour leur droit.  Pourquoi pas le volley-ball de plage?

Je dois tout d’abord dire que mon objectif ne serait pas de faire ce que Marvin Miller a réussi à faire avec le Baseball Majeur. Je ne considère pas qu’un athlète mérite de faire des millions de dollars mais quand même un salaire décent. Il n’y aurait pas non plus de problème d’athlète trop payé pour leur production car au volley-ball de plage, les bourses vont aux gagnants et il n’y a rien d’assuré!

Le but premier de cette association serait de faire respecter les droits des athlètes. La première question a donc été : Comment déterminer si une personne peut être considérée comme un/une athlète professionnel en volley-ball de plage? Pour ma part, je crois qu’une participation à au moins 6 évènements d’un circuit reconnu serait le minimum (Bon ok! C’est encore un peu vague mais j’ai encore du temps pour penser à ce projet!) Ensuite, l’association pourrait s’assurer que les athlètes qui font la renommé des différents circuits reçoivent une compensation intéressante selon leur performance.  Je pense qu’une compensation intéressante serait un montant d’argent qui justifierait des heures d’entrainement et l’utilisation de personne ressource et ce, même durant la saison morte. C’est une réponse un peu décevante et je vais quand même me lancer dans les chiffres. Je considère qu’un athlète en volley-ball de plage qui participe à 12 compétitions  durant sa saison et qui termine premier dans toute ces compétitions devait se mériter entre 20000$-25000$. Il faut aussi retirer les frais de déplacement et les frais d’inscription aux compétitions à ce montant. Ce serait une situation un peu utopique mais j’ose quand même y croire!

Pour en arriver à ce respect mutuel entre les athlètes et les responsables des différents circuits, il faudrait que les membres de l’association, par l’entremise du président de celle-ci, fasse leurs revendications auprès des circuits. Les deux partis pourraient alors signer une entente qui assurait la participation des membres de l’association aux circuits qui auront aussi ratifié le dit document. Cela mettrait fin aux circuits de haut niveau qui charge 80$ par équipe + les frais de déplacement pour se battre pour une bourse de 300$ à l’équipe gagnante.

Pour conclure sur cette idée, je tiens à préciser que je n’ai pas de formation précise en droit ou en relation de travail et que si quelqu’un se trouve bien brillant de venir me dire que mon concept ne marche pas ou que certaines idées sont incohérente et bien qu’il fasse ça de façon constructive ou bien qu’il se taise à jamais!
J'ai inclus un vidéo qui fait la promotion de l'association des joueurs aux États-Unis.

À bientôt!

Simon